Clean up !

Ce mois de mars, ça ne rigole pas du côté des associations et organisations pour la protection de la planète. On est réquisitionné sur le pont, et plutôt en beauté. Avant déteindre nos lumières pendant une petite heure symbolique le 27 mars avec le WWF et Earth Hour , rendez-vous sur la plage la plus proche de chez vous pour bosser avec la Surfrider Foundation du 18 au 21 mars. On notera qu’à l’instar de nombreuses ONG et autres associations, le travail de communication et d’image est de plus en plus juste, de plus en plus créatif et désirable.

La fondation Surfrider qui a pour but la défense, la sauvegarde et la gestion durable du littoral a elle lancé une campagne d’affichage dont la Baseline (pensée par l’agence Young & Rubicam) dit avec puissance In the Sea theres no such thing as a little bit of rubbish et dont les photos produites par Ben Stockley mettent particulièrement bien en valeur.

Inutile de préciser les bonnes raisons de participer entre autres aux Intiatives Océanes organisées depuis 15 ans en Europe. Prendre conscience de la pollution et de la masse de déchets qui envahit nos océans et nos plages, c’est réaliser les gestes éco-citoyens applicables par chacun de nous tous les jours, c’est savoir comme le confirme l’ONU que chaque kilomètre d’océan contiendrait 120 000 morceaux de plastique flottants et que ce macro-déchets ne sont toujours pas reconnus par la législation européenne comme une véritable pollution c’est donc sensibiliser les médias, le public, les futurs baigneurs qu’il suffit d’un petit effort pour améliorer un peu de son environnement

J’ai commencé à apprendre le surf sur la côte basque il y a 2 étés toute petite chose que je suis face à l’Océan et à ma planche, j’ai touché le bonheur d’être dans l’eau, même en hiver, le plaisir de prendre une mini vague, le trip solitaire à attendre l’onde qui me ramènera sur la plage à l’heure du coucher de soleilles heures de gamelles, de peurs, de ridicule, de découragement, sont toujours vite oubliées. Il suffit d’une minute de sensation de glisse pour se remettre à flot Mais Biarritz et sa côte ma fait goûté aussi à cette sensation, soudain, d’entrer dans une eau trouble, d’avaler une gorgée d’eau lourde et visqueuse, de devoir éviter des sacs, bidons d’huile solaire et autres détritus, sans parler de maladies chroniques dont sont victimes mes amis vrais surfers Je le sais, je le vois, cet océan basque qui semble si puissant, si grand, si sauvage, si pur, se trimballe des kilos, des tonnes de déchets, de saloperies qui peu à peu tuent la beauté de cette eau, le confort, le plaisir, la sécurité de s’y plonger sans retenue.

Alors si je le pouvais, du 18 au 21 mars , j’aimerais retrouver une de mes plages pour mettre sa raclée à cette pollution humaine urbaine et inconsciente qu’on partage tous, acteurs, auteurs, victimes Je serai à Paris, peut-être en train de donner naissance à ma fille j’espère future petit poisson
Go go go.